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FUSILLADE AU LYCEE TOCQUEVILLE DE GRASSE: LE TIREUR DE 16 ANS TOUJOURS EN GARDE A VUE

Les investigations se poursuivent pour cerner le profil du lycéen et de ses éventuels complices.
Renforcement de la sécurité des établissements scolaires

L'enquête avançait, ce vendredi, au lendemain de la fusillade perpétrée par un lycéen qui a fait plusieurs blessés dans son établissement. Alors que le tireur est toujours en garde à vue, un de ses amis proches et son frère jumeau ont été arrêtés.

Au lendemain de la fusillade dans un lycée de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, l'enquête se poursuit. Le tireur, un lycéen de seize ans qui s'est rendu sans résistance, a commencé à parler aux enquêteurs lors de sa garde à vue. En outre, un de ses amis proches a été arrêté vendredi midi à 25 kilomètres de là, dans la commune de Caillan.

Il a été interpellé vers midi, sans heurt, sur une route départementale après avoir été reconnu par un gendarme à la suite de la diffusion de sa fiche de signalement, a précisé une source proche de l'enquête. Il a été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Nice.

Son frère avait été auparavant interpellé et placé lui aussi en garde à vue vendredi matin.

«On est en train de vérifier les emplois du temps, notamment des heures qui ont précédé le passage à l'acte», non seulement de l'auteur des coups de feu, mais aussi du frère de son ami, lui aussi en garde à vue, a précisé une source du service régional de la police judiciaire. L'enquête s'oriente vers une «bande organisée».

Les armes viendraient de la famille du tireur

On commence aussi à en savoir un peu plus sur la manière dont le lycéen a obtenu son armement. Selon une source proche de l'enquête, il s'est procuré son équipement chez des membres de sa famille: le revolver venait de chez son grand-père, et le fusil de chez ses parents. Des armes de poing et des grenades - dont on ne connaît pas encore la provenance - ont été retrouvées sur le tireur lors de son interpellation. Les forces de police ont aussi retrouvé un engin explosif artisanal dans son sac à dos.

Au cours de l'attaque, le tireur a fait quatorze blessés légers: quatre personnes ont été directement touchées par des plombs, tandis que dix autres ont été blessées indirectement. Quatre personnes sont toujours à l'hôpital, dont le proviseur de l'établissement qui s'était interposé lors des tirs. «Le proviseur et l'un des trois adolescents ne sortiront pas ce vendredi, leur état nécessitant encore une surveillance médicale hospitalière» a déclaré Frédéric Limouzy, directeur de l'établissement hospitalier, mais leurs jours ne sont pas en danger.

Le choc au lycée Alexis de Tocqueville

Les cours ont été annulé vendredi dans l'établissement attaqué, mais une cellule psychologique a été mise en place pour accueillir les élèves. Inconnu des services de police, le tireur, fils d'élu local, n'avait pas une réputation spécialement houleuse.

Venue sur place, la ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem a décrit «l'acte fou d'un jeune homme fragile et fasciné par les armes à feu». Selon elle, le lycéen cherchait «un ou des élèves en particulier»: le tireur «aurait poussé la porte d'une salle de classe imaginant que l'élève ou les élèves qu'il cherchait étaient dans celle-ci», a-t-elle raconté. «Constatant qu'il s'était trompé, il l'a refermée aussitôt. Donc ce n'était pas aveugle sa démarche, il avait bien un but.» Selon un enseignant que la ministre cite, «c'était un élève qui ne payait pas de mine, dont on n'aurait jamais imaginé un seul instant qu'il puisse être, comme on l'a découvert par la suite, fasciné par les armes de guerre, etc.».

De mauvaises relations sociales pourraient donc être à l'origine de la fusillade, selon la procureure de Grasse Fabienne Atzori, excluant la piste terroriste. En effet, le suspect est présenté par de nombreux témoignages comme une personne mal dans sa peau, peu intégrée au lycée. Le garçon était fasciné par la violence, et des images morbides sont diffusées depuis des comptes à son nom sur les réseaux sociaux. Parmi elles, des images de la tuerie de Columbine, une fusillade dans un lycée américain qui a fait 15 morts en 1999.

Vendredi, un état-major relatif à la sécurité dans les établissements scolaires a été réuni par le préfet des Alpes-Maritimes, Georges-Francois Leclerc. Celui-ci a annoncé «un renforcement des patrouilles dynamiques de police et de gendarmerie autour des établissements scolaires dans les jours qui viennent à Grasse, et dans les semaines et mois à venir» à Nice, Cannes, Menton, Antibes et Cagnes-sur-Mer notamment.

 

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