Braquages de villas de luxe sur la Côte d’Azur : jusqu’à 6 ans de prison pour les suspects du vol

Publié : 19h51

Braquages de villas de luxe sur la Côte d’Azur : jusqu’à 6 ans de prison pour les suspects du vol
Braquages de villas de luxe sur la Côte d’Azur : jusqu’à 6 ans de prison pour les suspects du vol
Crédit : Braquages de villas de luxe sur la Côte d’Azur : jusqu’à 6 ans de prison pour les suspects du vol

Cinq personnes étaient jugées mercredi 22 juillet par le tribunal correctionnel de Grasse dans une affaire de vols avec effraction visant plusieurs villas de luxe entre Cannes et Vallauris. Le butin total est estimé à plus d’un million d’euros, composé notamment de sacs, bijoux, montres et accessoires de grandes marques. Parmi les victimes figure le youtubeur britannique Ben Phillips, suivi par près de 4,5 millions d’abonnés. En vacances dans une villa de prestige à Vallauris, il avait été victime d’un braquage seulement deux jours après son arrivée. Des objets de grande valeur, dont une montre de luxe, avaient été dérobés. Les faits se seraient déroulés entre mai et juin derniers. Les enquêteurs de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) et de la Division de la criminalité territoriale (DCT) ont mené plusieurs mois d’investigations pour remonter jusqu’aux suspects. Le dossier, qui compte onze victimes, s’appuie sur plusieurs éléments : traces ADN retrouvées sur un morceau de gant abandonné, analyses téléphoniques, géolocalisations et véhicules repérés à proximité des lieux des cambriolages. Les cinq prévenus, quatre hommes et une femme, étaient poursuivis pour différents chefs, notamment vols, association de malfaiteurs et recel. L’un des hommes, âgé de 34 ans, est accusé d’avoir tenté de faire évaluer plusieurs objets volés chez un bijoutier de Cannes. À l’audience, certains prévenus ont nié leur implication, tandis que d’autres ont refusé de donner des informations sur d’éventuels complices. Le parquet a dénoncé une délinquance organisée et rappelé les nombreux antécédents judiciaires de certains accusés. Le procureur de la République Éric Camous a requis des peines allant jusqu’à 7 ans de prison ferme, estimant que les prévenus avaient choisi de s’inscrire dans une trajectoire criminelle malgré les possibilités de réinsertion. La défense a contesté les accusations, dénonçant un dossier basé selon elle sur des suppositions et l’absence de preuves directes suffisantes.

Après plusieurs heures de débats, le tribunal de Grasse a finalement rendu sa décision dans la nuit : les condamnations vont de 6 mois sous bracelet électronique à 6 ans de prison ferme avec maintien en détention.