Enquêtes, frais de représentation et Festin nissart : Christian Estrosi réfute les accusations

Publié : 10h40

Enquêtes, frais de représentation et Festin nissart : Christian Estrosi réfute les accusations
Enquêtes, frais de représentation et Festin nissart : Christian Estrosi réfute les accusations
Crédit : Enquêtes, frais de représentation et Festin nissart : Christian Estrosi réfute les accusations

Christian Estrosi sort du silence alors que plusieurs enquêtes portent sur la gestion de ses années à la tête de la ville de Nice. L’ancien maire conteste toute irrégularité et dénonce des accusations qui seraient, selon lui, politiquement orchestrées par son successeur Éric Ciotti. Le parquet de Nice a notamment ouvert une enquête pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts autour du « Lou Festin nissart », la rentrée politique de Christian Estrosi organisée le 29 août 2025 par Les Amis du maire de Nice. Selon un bon de réservation révélé par Nice-Matin, l’association a bénéficié gratuitement de 3 200 chaises, 400 tables et plusieurs barrières appartenant à la municipalité. Avec le transport du matériel et les heures de travail des agents, la prestation représentait 26 640 euros. Une remise de 100 % a toutefois été appliquée, ramenant la facture à zéro. La convention municipale autorise une telle gratuité pour certains événements, notamment ceux rassemblant plus de 3 000 personnes ou présentant un intérêt communal. Les organisateurs affirment que le Festin nissart, qui aurait accueilli plus de 6 000 participants, remplissait ce critère. Mais cette interprétation est contestée, notamment par l’ancien élu d’opposition Jean-Christophe Picard. Il estime que le rendez-vous présentait avant tout un intérêt politique pour Christian Estrosi et rappelle que Les Amis du maire de Nice constituent un parti politique.

Interrogé par Nice-Matin, Christian Estrosi affirme pour sa part faire confiance aux bénévoles de l’association. Il se dit convaincu qu’aucun moyen public n’a été utilisé irrégulièrement et assure que les organisateurs ont fourni les factures démontrant la prise en charge des dépenses. L’ancien maire répond également à l’enquête concernant ses 312 000 euros de frais de représentation perçus en dix ans. Il explique qu’il s’agissait d’une allocation forfaitaire votée chaque année par le conseil métropolitain et assure avoir remis l’ensemble de ses justificatifs à un commissaire de justice. Selon lui, l’ouverture d’une enquête préliminaire ne signifie ni poursuites ni condamnation. Christian Estrosi rejette aussi les soupçons liés à l’utilisation de ses chauffeurs et de son véhicule de fonction. Il certifie que ses déplacements ont toujours été effectués au service de la collectivité. Il conteste enfin les critiques relatives au Grand Prix de France, à l’Eurovision, au Nice Climate Summit, aux travaux du Mamac et à la rénovation d’un escalier de l’hôtel de ville.

L’ancien maire considère que les signalements le visant sont « téléguidés » et accuse Éric Ciotti de vouloir salir son bilan. Il demande notamment à son successeur de publier l’audit des finances de la ville annoncé après son élection. Les différentes investigations devront désormais établir si les moyens et les fonds publics concernés ont été utilisés conformément à la loi. À ce stade, Christian Estrosi reste présumé innocent.