Le Parlement a définitivement adopté hier la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir, après un vote historique à l’Assemblée nationale : 291 députés se sont prononcés en faveur du texte, 241 contre et 29 se sont abstenus. Portée par une large majorité des députés de gauche et une grande partie du centre, la loi a été adoptée malgré l’opposition massive de la droite et de l’extrême droite. Elle marque une évolution sociétale majeure en légalisant, pour la première fois en France, le suicide assisté sous certaines conditions strictes.Le texte s’adresse aux personnes atteintes d’une affection grave et incurable, présentant une souffrance constante liée à cette maladie. Cette adoption intervient deux mois après le vote d’une loi destinée à renforcer l’accès aux soins palliatifs.
Ce nouveau cadre juridique suscite des réactions contrastées : pour ses défenseurs, il représente une avancée sociale offrant aux malades la possibilité de choisir leur fin de vie ; pour ses opposants, il constitue une rupture dangereuse avec le principe fondamental de l’interdit de tuer. En 2025, au moins 158 Français ont eu recours à l’euthanasie ou au suicide assisté en Belgique et en Suisse.