Les avocats de trois personnes mises en examen dans l’affaire de Crépol demandent la récusation des juges d’instruction et l’annulation de la circonstance aggravante de racisme visant « la prétendue race blanche et la nation française ». Cette qualification avait été ajoutée le 17 juillet, près de trois ans après la mort de Thomas, tué en novembre 2023 lors d’une fête de village dans la Drôme. La défense estime que cette décision tardive peut faire douter de l’impartialité des magistrats, les témoignages faisant état de propos anti-blancs figurant dans le dossier depuis le début de l’enquête.
L’enjeu judiciaire est majeur : cette circonstance aggravante fait passer la peine maximale encourue de trente ans de réclusion criminelle à la perpétuité. Les avocats réclament également de nouvelles auditions, des confrontations avec les personnes mises en examen et l’intervention de sociologues afin d’étudier la notion de racisme anti-blanc. La justice devra désormais examiner leurs demandes.