Meurtre de Thomas à Crépol : le racisme retenu comme circonstance aggravante

Publié : 20h14

Meurtre de Thomas à Crépol : le racisme retenu comme circonstance aggravante
Meurtre de Thomas à Crépol : le racisme retenu comme circonstance aggravante
Crédit : Meurtre de Thomas à Crépol : le racisme retenu comme circonstance aggravante

Nouveau rebondissement dans l’affaire du meurtre de Thomas Perotto, tué à l’âge de 16 ans lors d’une fête de village à Crépol, dans la Drôme, en novembre 2023. La juge d’instruction chargée du dossier a finalement retenu la circonstance aggravante de racisme dans les mises en examen des suspects. Selon un avis de fin d’information daté du 20 juillet, les victimes auraient été agressées en raison de leur appartenance supposée à la « race blanche et la nation française ». Jusqu’à présent, cette qualification n’avait pas été retenue dans l’enquête. Quatorze personnes avaient été mises en examen, notamment pour homicide et tentatives d’homicide en bande organisée, après les violences survenues lors d’un bal d’hiver à Crépol, dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023. Ce soir-là, une altercation avait éclaté entre un groupe de jeunes venus notamment de Romans-sur-Isère et des habitants du village. Plusieurs personnes avaient été blessées à l’arme blanche, dont Thomas Perotto, lycéen et joueur de rugby, décédé après avoir été poignardé. La requalification intervient notamment après les témoignages de plusieurs personnes faisant état de propos à caractère raciste qui auraient été prononcés pendant les violences. Parmi les phrases rapportées par des témoins figure notamment : « On va planter du blanc ». Le parquet de Valence avait pourtant demandé en juin dernier le renvoi de plusieurs accusés devant la cour d’assises des mineurs pour homicide volontaire et tentatives d’homicide volontaire, sans retenir la circonstance aggravante de racisme ni la bande organisée. Cette nouvelle qualification devra encore être confirmée lors de la mise en accusation, dernière étape de l’instruction. Les différentes parties disposent d’un délai d’un mois pour contester cette décision.

Pour l’avocat de parties civiles Me Denis Dreyfus, cette décision constitue « une application du droit » au regard des éléments recueillis dans le dossier. Les avocats de la défense n’ont, pour leur part, pas souhaité commenter cette nouvelle étape de la procédure.