Mobilisation lycéenne : 28 lycées fermés dans les Alpes-Maritimes, un rassemblement prévu mardi à Nice

Publié : 11h00

Mobilisation lycéenne : 28 lycées fermés dans les Alpes-Maritimes
Mobilisation lycéenne : 28 lycées fermés dans les Alpes-Maritimes
Crédit : Mobilisation lycéenne : 28 lycées fermés dans les Alpes-Maritimes

La mobilisation lycéenne se poursuit après une semaine de tensions et de violences. Dans les Alpes-Maritimes, 28 lycées restent fermés ce lundi 5 octobre, avec des cours assurés à distance. Une nouvelle journée d’action nationale est annoncée mardi, avec un rassemblement prévu à 14 heures sur la place Garibaldi à Nice. L’appel est lancé par l’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante, avec le soutien de plusieurs syndicats d’enseignants. Les revendications portent sur le remplacement des professeurs absents, la réduction des effectifs par classe, la lutte contre l’insalubrité de certains établissements et l’abrogation de Parcoursup.


À Nice, les fermetures concernent les lycées Apollinaire, Calmette, Don Bosco, Estienne-d’Orves, Les Eucalyptus, Les Palmiers, Magnan, Manouchian, Parc Impérial et Vauban.

À Grasse, les établissements Amiral de Grasse, Chiris, de Croisset et Tocqueville sont concernés, ainsi qu’Audiberti, Jacques Dolle et Léonard de Vinci à Antibes.

À Cagnes-sur-Mer, les lycées Escoffier et Renoir restent fermés.

À Cannes, il s’agit de Bristol, Carnot, Hutinel, Jules Ferry et Les Côteaux. Le dispositif concerne également Paul-Valéry et Pierre-et-Marie-Curie à Menton, Goscinny à Drap et le Centre international de Valbonne.


À l’échelle nationale, entre 400 et 500 lycées doivent rester fermés ce lundi. Des arrêtés préfectoraux ont également été pris pour empêcher la reprise des blocages. Des appels au blocus ont néanmoins été lancés pour ce lundi au lycée Masséna à Nice et pour mardi au campus Carlone.
La semaine dernière, près de 200 interpellations ont été recensées dans les Alpes-Maritimes et le Var, et près de 5 000 dans toute la France. Selon le bilan communiqué par les autorités, 24 établissements scolaires ont été incendiés ou saccagés et 78 personnels de l’Éducation nationale blessés depuis le début des événements.
Le gouvernement conteste tout usage disproportionné de la force. Jeudi, Matignon avait estimé que le mouvement basculait vers des « violences urbaines », dénonçant une « manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l’ultra-gauche ».
Les violences ont également donné lieu à des suites judiciaires. À Marseille, un adolescent de 15 ans soupçonné d’avoir dirigé un spray enflammé vers le visage d’une passante a été placé en détention provisoire. À Belfort, deux personnes ont été placées en garde à vue dans l’enquête pour tentative de meurtre sur un policier frappé alors qu’il se trouvait au sol. L’un des suspects, un lycéen mineur, a lui-même déposé plainte pour tentative de meurtre, selon son avocat.
Face à la crise, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé dimanche à ses ministres des décisions avant la fin du mois. Il souhaite notamment donner la priorité, dans chaque académie, au remplacement des absences longues et aux postes d’enseignants non pourvus. Une réunion avec les présidents de région est prévue mardi sur la rénovation des établissements scolaires. De premières propositions d’amélioration de Parcoursup sont également attendues d’ici à la fin octobre.