Mobilisation lycéenne : 50 interpellations dans les Alpes-Maritimes

Publié : 1er octobre 2026 à 12h18 - Modifié : 1er octobre 2026 à 18h19

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Crédit : LYCEENS

La mobilisation lycéenne s’est poursuivie ce jeudi 1er octobre, avec de nouveaux incidents dans les Alpes-Maritimes. En fin de matinée, la préfecture annonçait 50 interpellations dans le département. Les lycéens réclament notamment le remplacement des enseignants absents, davantage de moyens et la rénovation des établissements pour améliorer leurs conditions d’apprentissage.
À Nice, les CRS ont utilisé des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants aux abords du lycée Calmette. Plusieurs départs de feu ont également nécessité l’intervention des policiers municipaux et des pompiers près du lycée Estienne-d’Orves, parfois à proximité des habitations. Devant le lycée Mélinée-et-Missak-Manouchian, deux policiers municipaux ont été pris à partie alors qu’ils intervenaient pour empêcher un incendie de poubelles. Leur véhicule a reçu des coups, mais aucun blessé n’a été signalé lors de cet incident.
À Antibes, les tensions se sont déplacées vers la gare SNCF, où des affrontements ont opposé des jeunes aux forces de l’ordre. Les bus du pôle d’échanges ont été immobilisés, tandis que la circulation des trains était maintenue, selon une employée de la gare. Des dégradations de voitures et de mobilier urbain ont été rapportées avenue Jules-Grec. Un supermarché proche de la gare a également subi des dégradations et des vols. Neuf interpellations étaient recensées dans la ville en fin de matinée.
À Menton, environ 200 jeunes se sont rassemblés dans le quartier du Borrigo, en contrebas du lycée Pierre-et-Marie-Curie, où des affrontements ont été signalés. À Cagnes-sur-Mer, quatre personnes ont été interpellées, dont deux placées en garde à vue. À Drap, un rassemblement sur un rond-point de l’avenue du Général-de-Gaulle a perturbé la circulation.
Dans le Var, dix interpellations ont eu lieu devant les lycées Albert-Camus et Gallieni à Fréjus, dont les accès ont été rétablis par les forces de l’ordre. Des rassemblements ont aussi été dispersés à Hyères et à La Seyne-sur-Mer.
Face à ces événements, le Premier ministre Sébastien Lecornu devait présider une cellule interministérielle de crise à 13 heures.