Narcotrafic : deux figures présumées du trafic marseillais incarcérées en Algérie

Publié : 7h13

Narcotrafic : deux figures présumées du trafic marseillais incarcérées en Algérie
Narcotrafic : deux figures présumées du trafic marseillais incarcérées en Algérie
Crédit : Narcotrafic : deux figures présumées du trafic marseillais incarcérées en Algérie

Deux hommes présentés comme des figures importantes du narcotrafic marseillais ont été placés en détention provisoire en Algérie. L’annonce a été faite lundi par le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin. Il s’agit d’Abdelatif Mehdi Laribi et de Djamel Djeha, deux Franco-Algériens considérés comme des objectifs prioritaires par la justice française. Après leur interpellation, ils avaient d’abord été laissés sous contrôle judiciaire. Leur placement en détention provisoire a finalement été décidé à la demande du parquet d’Alger.

Abdelatif Mehdi Laribi, âgé de 36 ans et surnommé « Tic », est présenté par les enquêteurs comme l’un des fondateurs présumés de la DZ Mafia. Il aurait notamment occupé des fonctions d’importateur et de logisticien au sein de cette organisation criminelle marseillaise. Il a été arrêté le 20 juillet en Algérie sur la base d’un mandat d’arrêt français. Ce mandat a été délivré dans le cadre de l’enquête baptisée « Octopus », menée par des juges d’instruction marseillais. Cette vaste procédure porte notamment sur des faits présumés de trafic de stupéfiants, d’association de malfaiteurs et de blanchiment.

Djamel Djeha, âgé de 46 ans, a quant à lui été interpellé le 3 août. Il est soupçonné d’avoir joué un rôle important dans le réseau de trafic de drogue implanté à la Castellane, dans les quartiers nord de Marseille. Il est notamment présenté comme le comptable présumé de ce réseau. Son arrestation a été réalisée dans le cadre d’un mandat émis par les magistrats marseillais chargés de l’enquête « Empire ». Djamel Djeha est également le frère de Mohamed Djeha, surnommé « Mimo », autre figure du trafic de stupéfiants de la Castellane, arrêté en Algérie en 2023.

Ces deux dossiers illustrent le renforcement récent de la coopération judiciaire entre la France et l’Algérie dans la lutte contre le crime organisé. Gérald Darmanin a d’ailleurs remercié les autorités judiciaires algériennes pour leur collaboration. La situation reste toutefois juridiquement complexe : la France et l’Algérie n’extradent pas leurs propres ressortissants. Les deux suspects pourraient donc être poursuivis directement par la justice algérienne à partir des éléments transmis par les magistrats français. À ce stade, leur placement en détention provisoire ne constitue pas une condamnation. Ils restent présumés innocents tant qu’une décision définitive de justice n’a pas été rendue.