Incendie criminel des Moulins à Nice : un organisateur présumé du commando en garde à vue

Publié : 10h44

Incendie criminel des Moulins à Nice : un organisateur présumé du commando en garde à vue
Incendie criminel des Moulins à Nice : un organisateur présumé du commando en garde à vue
Crédit : Incendie criminel des Moulins à Nice : un organisateur présumé du commando en garde à vue

L’enquête sur l’incendie criminel de la rue de la Santoline, dans le quartier des Moulins à Nice, connaît une nouvelle avancée. Selon une information révélée mercredi par RMC, un homme soupçonné d’avoir organisé le commando impliqué dans le drame a été placé en garde à vue. Âgé de 26 ans, le suspect aurait agi à la demande d’un commanditaire déjà identifié. Les enquêteurs seraient parvenus à remonter jusqu’à lui grâce à l’exploitation des réseaux sociaux. Déjà détenu à Nancy dans le cadre d’une autre affaire, l’homme est connu des services de police. Il est notamment mis en cause pour meurtre en bande organisée, association de malfaiteurs, enlèvement et séquestration, ainsi que pour plusieurs infractions liées au trafic de stupéfiants.

Dans la nuit du 17 au 18 juillet 2024, un incendie avait ravagé un immeuble de la rue de la Santoline. Sept membres d’une même famille, parmi lesquels quatre mineurs, avaient perdu la vie. Le feu avait été volontairement déclenché en plusieurs endroits dans les parties basses du bâtiment, avant de se propager rapidement jusqu’au septième étage. Parmi les victimes figurait également un homme de 45 ans, mort après avoir chuté de l’immeuble en tentant d’échapper aux flammes. Les investigations avaient rapidement permis d’écarter la thèse accidentelle. Les images de vidéosurveillance montraient trois individus pénétrant dans l’immeuble quelques minutes avant le départ des différents foyers.Les enquêteurs privilégient la piste d’un règlement de comptes lié au trafic de stupéfiants. La famille décédée dans l’incendie n’aurait eu aucun lien avec ce conflit.Plusieurs suspects ont depuis été interpellés et mis en examen. Le commanditaire présumé avait, quant à lui, été arrêté en Guinée-Bissau, avant d’être remis en liberté malgré la notice rouge diffusée à son encontre par Interpol. La garde à vue de ce nouvel homme pourrait permettre aux enquêteurs de mieux comprendre la préparation et le déroulement de cette opération criminelle qui avait suscité une vive émotion à Nice et dans toute la France.