Roquebrune-Cap-Martin : il achète une langouste 300 euros pour la relâcher

Publié : 12h40

Roquebrune-Cap-Martin : il achète une langouste 300 euros pour la relâcher
Roquebrune-Cap-Martin : il achète une langouste 300 euros pour la relâcher
Crédit : Roquebrune-Cap-Martin : il achète une langouste 300 euros pour la relâcher

Une langouste destinée à être servie dans un restaurant des Alpes-Maritimes a retrouvé la mer Méditerranée. Stéphane Lamart, président d’une association de défense des animaux, a déboursé 300 euros pour acheter le crustacé vivant avant de lui rendre sa liberté. La scène s’est déroulée dimanche 9 août dans un restaurant de Roquebrune-Cap-Martin. Alors que Stéphane Lamart était installé à table, une serveuse est venue présenter la pêche du jour aux clients. Sur le plateau se trouvait une langouste rouge de Méditerranée encore vivante, pesant environ un kilogramme.Le crustacé était proposé au prix d’environ 300 euros, calculé selon son poids. Une présentation qui a profondément marqué le militant. Il raconte avoir ressenti un « choc immédiat » en découvrant l’animal vivant exposé comme un simple produit de consommation. Végétarien et engagé depuis plusieurs années pour la protection animale, Stéphane Lamart a décidé de racheter la langouste afin qu’elle ne soit pas cuisinée. Après avoir réglé les 300 euros demandés par le restaurant, il l’a transportée jusqu’au bord de la Méditerranée, où elle a été relâchée vivante.

À travers cette opération symbolique, son association souhaite inviter les consommateurs à réfléchir à la condition des crustacés proposés dans les restaurants, sur les étals ou dans les viviers. Elle rappelle que derrière le produit vendu au poids se trouve d’abord un animal vivant. Cette initiative ne constitue pas une première pour Stéphane Lamart. En 2024, le militant avait déjà acheté puis remis en liberté des crustacés vivants à Menton.L’histoire a été racontée sur le site et les réseaux sociaux de son association. Elle suscite des réactions partagées : certains internautes saluent un geste de compassion, tandis que d’autres s’interrogent sur son efficacité à long terme, puisque l’achat représente malgré tout une vente pour le restaurateur.Pour Stéphane Lamart, l’objectif est avant tout de provoquer une prise de conscience sur le rapport entre les consommateurs et les animaux destinés à l’alimentation. Cette fois, son geste aura au moins changé le destin d’une langouste, passée en quelques heures du plateau d’un restaurant aux eaux de la Méditerranée.