“Une survivante” : le procès d’un homme accusé d’avoir torturé et prostitué sa compagne pendant 7 ans s’ouvre ce lundi
Publié : 18 mai 2026 à 6h00
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Le procès de Guillaume B., 51 ans, s’ouvre ce lundi devant la cour d’assises de Digne-les-Bains. Il est accusé d’avoir fait vivre pendant près de sept ans un véritable enfer à son ancienne compagne, Laëtitia. L’homme est poursuivi pour proxénétisme aggravé, viols aggravés ainsi que actes de torture et de barbarie. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Selon l’enquête, cette mère de famille aujourd’hui âgée de 42 ans aurait subi pendant des années violences physiques, sexuelles et psychologiques sous l’emprise totale de son compagnon, rencontré en 2015 alors qu’il dirigeait une agence bancaire. La victime décrit une relation de domination extrême où son conjoint contrôlait chaque aspect de sa vie : sorties, vêtements, sommeil, alimentation et relations sociales. Elle affirme également avoir été forcée à se prostituer avec des dizaines d’hommes, parfois sous surveillance téléphonique directe de son compagnon qui fixait lui-même les tarifs. Les enquêteurs ont pu s’appuyer sur de nombreux SMS, vidéos, photos et enregistrements retrouvés lors de l’enquête, venant documenter ce quotidien décrit par son avocat comme « un calvaire » et « une horreur ». Plusieurs proches et voisins ont également confirmé avoir été témoins de scènes humiliantes et violentes.
De son côté, l’accusé affirme que ces pratiques relevaient d’un jeu de domination consenti. Une expertise psychiatrique évoque toutefois chez lui une personnalité marquée par une forte froideur affective, une absence de remords et des traits assimilés à un profil de « pervers narcissique ». Aujourd’hui lourdement marquée physiquement et psychologiquement, Laëtitia souffre notamment d’un stress post-traumatique sévère. Inspirée par le combat de Gisèle Pelicot, elle a choisi de ne pas demander le huis clos afin de pouvoir témoigner publiquement et encourager d’autres victimes à parler.
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