Loto du patrimoine 2026 : 18 sites en péril sélectionnés, dont Fort Boyard

Publié : 15 avril 2026 à 10h10

Loto du patrimoine 2026 : 18 sites en péril sélectionnés, dont Fort Boyard
Loto du patrimoine 2026 : 18 sites en péril sélectionnés, dont Fort Boyard
Crédit : Loto du patrimoine 2026 : 18 sites en péril sélectionnés, dont Fort Boyard

La Mission Patrimoine a dévoilé la liste des 18 monuments retenus pour l’édition 2026 du Loto du patrimoine. Un dispositif désormais bien installé, destiné à financer la restauration de sites historiques menacés à travers toute la France. À l’origine de cette initiative, Stéphane Bern, qui pilote cette opération en lien avec la Fondation du patrimoine, FDJ United et le ministère de la Culture. Chaque année, la sélection permet de mobiliser des fonds grâce à des jeux de grattage commercialisés lors des Journées du patrimoine, en septembre. Parmi les 650 candidatures reçues cette année, 18 sites (un par région) ont été retenus pour leur caractère patrimonial et leur état de dégradation préoccupant. Figure notamment dans cette sélection le célèbre Fort Boyard, rendu populaire par l’émission télévisée du même nom et aujourd’hui fragilisé par l’érosion et les conditions maritimes. D’autres monuments emblématiques figurent également dans la liste, comme le Château royal de Senlis, le Château de Médavy ou encore le Château de Paley.

De la métropole aux outre-mer, cette édition 2026 couvre l’ensemble du territoire français. Parmi les sites retenus :

  • les Grands Thermes de Châtel-Guyon (Auvergne-Rhône-Alpes)
  • la Fosse Dionne à Tonnerre (Bourgogne-Franche-Comté)
  • la Chapelle Notre-Dame du Kreisker (Bretagne)
  • la Maison de la Culture de Bourges (Centre-Val de Loire)
  • le couvent Saint-François d’Orezza en Corse
  • la synagogue de Phalsbourg (Grand Est)
  • le Fort Queyras en PACA
  • la Manufacture royale de Montolieu (Occitanie)
  • ainsi que plusieurs sites en Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte

Depuis sa création en 2018, le Loto du patrimoine a permis de récolter plus de 210 millions d’euros et de soutenir la restauration de plus de 1 000 sites en France. L’objectif est double : préserver des lieux historiques parfois en danger immédiat, mais aussi leur redonner une nouvelle vie en permettant leur réouverture au public.