Nice mise sur la thalassothermie pour décarboner son centre-ville

Publié : 10h09

Nice mise sur la thalassothermie pour décarboner son centre-ville
Nice mise sur la thalassothermie pour décarboner son centre-ville
Crédit : Nice mise sur la thalassothermie pour décarboner son centre-ville

Nice veut s’inspirer de Cannes pour mieux climatiser et chauffer les bâtiments de son centre-ville tout en réduisant son impact environnemental. La Métropole Nice Côte d’Azur a adopté le principe de création d’un réseau de thalassothermie, dans le cadre de son nouveau plan climat. Ce projet d’ampleur doit permettre d’utiliser l’énergie de la mer pour alimenter en chauffage et en climatisation plusieurs bâtiments du centre-ville. Le principe de la thalassothermie repose sur l’exploitation de la température naturelle de l’eau de mer pour produire de l’énergie. Concrètement, cette technologie permet de chauffer en hiver et de rafraîchir en été des bâtiments grâce à un réseau alimenté par une centrale utilisant les calories et les frigories marines. C’est une solution présentée comme plus durable que les systèmes classiques, car elle limite fortement le recours aux énergies fossiles et réduit les émissions de gaz à effet de serre.

À Nice, ce futur réseau représente un investissement estimé entre 80 et 100 millions d’euros. Le chantier ne débutera pas immédiatement puisque les travaux sont annoncés pour 2028. L’objectif est de mettre en place une infrastructure énergétique de long terme, capable d’accompagner la transition écologique de la ville tout en répondant aux besoins croissants en climatisation, notamment dans un contexte de canicules de plus en plus fréquentes. La capitale azuréenne prend clairement exemple sur Cannes, où un projet comparable est déjà en cours. Sur la Croisette, au niveau du square Verdun, la construction d’une centrale souterraine d’énergie marine se poursuit actuellement. Ce chantier cannois doit lui aussi permettre d’alimenter plusieurs bâtiments grâce à la mer, avec un système plus respectueux de l’environnement et mieux adapté aux enjeux climatiques du littoral méditerranéen.

Selon les estimations avancées, le futur réseau niçois de thalassothermie pourrait permettre de supprimer l’émission de 10 000 tonnes de CO₂ par an. Un chiffre important qui montre l’ambition environnementale du projet. Pour la Métropole, il s’agit donc à la fois de moderniser les modes de chauffage et de climatisation, de réduire l’empreinte carbone du centre-ville et de préparer la ville aux effets du réchauffement climatique.